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La 5G se connecte sur les satellites

La 5G se connecte sur les satellites


La dernière version de la norme 5G New Radio (5G NR) permettra à des smartphones et des capteurs IoT de se connecter à des satellites compatibles avec cette norme. Plusieurs opérateurs satellites préparent des offres pour 2023.

Depuis une bonne vingtaine d’années, le satellite est vu comme la solution aux zones blanches. La télévision par satellite a permis aux habitants de villages reculés de regarder leurs chaînes préférées qu’ils ne recevaient pas avec la TNT.

Aujourd’hui, le satellite apparaît comme la solution pour transmettre des données ou des petits messages dans des zones mal desservies par les réseaux terrestres ou dans le désert. Cette transmission pourrait se faire via un smartphone ou des capteurs IoT.

Établie par le groupe de normalisation des télécommunications du 3GPP (3rd Generation Partnership Project), cette spécification définit la manière dont les périphériques compatibles (smartphones, capteurs IoT, routeurs) et l’infrastructure de réseau 5G NR (stations de base, petites cellules et autres équipements de réseau d’accès radio) transmettent les données sans fil. La 5G NR exploitera les bandes comprises entre 24 GHz et 52 GHz, des ondes millimétriques (mmWave).

Validée fin décembre 2019 par le 3GPP, la version 17 de cette 5G NR devrait être « gelée » au second trimestre 2022, ce qui signifie qu’aucune nouvelle fonctionnalité ne sera ajoutée. Et en 2023, il devrait être possible de se connecter avec son smartphone à un satellite compatible 5G NR.

Une faible latence : un atout pour l’automatisation industrielle

D’ores et déjà, le nouvel iPhone 13 d’Apple intègre une version personnalisée du processeur Qualcomm X60 qui lui permettrait de se connecter aux satellites LEO (Low earth orbit) pour passer des appels et envoyer des SMS sans nécessiter de connexion cellulaire. Cette information n’a pas encore été confirmée par Apple, mais relayée par le site Macrumors, réputé pour la pertinence de ses informations.

Auparavant, cette faculté était presque exclusivement réservée aux téléphones satellites propriétaires coûteux qui utilisent la bande L (1,5-1,6 GHz) et la bande S (2-4 GHz) pour se connecter à des satellites situés à des centaines de kilomètres d’altitude.

Mais ne rêvez pas : la 5G via satellite ne sera pas destinée au grand public qui veut regarder des vidéos de YouTube en plein désert ! Les tarifs devraient décourager plus d’un geek. Les tarifs d’Iridium commencent à 50 euros pour un forfait mensuel de 10 minutes et montent jusqu’à 950 euros pour 1 000 minutes par mois.

Dans les premiers temps, la 5G via satellite pourrait surtout concerner les applications à faible débit de données comme l’IoT, les urgences et la messagerie texte. Sa faible latence (3-4 millisecondes) permettrait de nouveaux cas d’utilisation : automatisation industrielle, véhicules autonomes, jeux immersifs, ainsi que des cas d’utilisation en matière de réalité virtuelle ou augmentée.

Des « acteurs traditionnels » tels qu’Inmarsat et Iridium, ainsi que des startups comme Lynk Global, se préparent à fournir des liaisons directes entre des satellites LEO ou situés sur l’orbite géostationnaire et des mobiles 5G.



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